“Sustech has changed our vision of entrepreneurship”

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“Sustech has changed our vision of entrepreneurship”

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Grace et Clémence sont étudiantes à la Louvain School of Managment. Fin janvier, elles ont eu l’occasion de participer en tant que coach junior au Sustech4Benin, une initiative de notre partenaire, OVO (voir P08). Durant une semaine, elles ont travaillé avec des entrepreneurs béninois pour développer leurs projets d’entreprise. Elles nous racontent leurs aventures.

LC : Quel est le bilan général de votre expérience ?

G et C : On a vraiment adoré ce voyage. C’était une expérience incroyable, tant au niveau professionnel que sur le plan social, qui nous a permis de sortir de notre zone de confort. Nous avons appris beaucoup et rencontré tant de personnes inspirantes !

LC : Sur quels projets d’entrepreneuriat avez-vous travaillé ?

Grace : J’ai travaillé sur un projet porté par deux entrepreneurs formidables. Ils visent l’extension de l’hôtel Assouka, ainsi que la création d’une ferme bio qui sera inscrite dans le principe d’une économie circulaire. Le site est situé à Avlékété et est entouré d’un lac. Sur ce même site, ils veulent également créer un centre de loisirs nautiques. Les touristes pourront donc visiter la ferme, manger des repas bio dans le restaurant et faire des activités nautiques comme le kayak. L'un de leurs objectifs est de créer de l’emploi.

Clémence : J’ai accompagné un projet d’automatisation des processus agricoles porté par un entrepreneur. Il nécessitait un accompagnement pour la fabrication d’un nouveau produit, un déshydrateur. Cette machine permet de sécher les aliments en contrôlant plusieurs paramètres. L’entrepreneur avait une formation d’ingénieur, c’était très intéressant de travailler avec lui.

LC : Comment était la relation avec les entrepreneurs béninois et les autres coachs locaux et belges ?

G et C : Il y avait un partage de connaissances entre nous tous. Il n’y avait aucune barrière entre les entrepreneurs et les coachs, l’humour était très présent, c’était une super ambiance. L’accompagnement des coachs était basé sur l’écoute et l’empathie, il y avait un réel échange entre les différents entrepreneurs.

LC : Comment décrieriez-vous votre rôle durant cette semaine ?

G et C : C’était un rôle d’étudiant accompagnateur plutôt que de coach. Le coach est là pour dire quoi faire dans le but d’atteindre un objectif. Notre rôle n’était pas de leur dire ce qu’il y avait à faire. On leur posait surtout des questions liées au business model pour les faire réfléchir et ainsi mieux structurer leur projet pour le pitch.

LC : Y aura-t-il une suite à cette aventure ? 

G et C : Oui ! Le jury a jugé que les 7 projets d'entreprises durables étaient prêts pour la prochaine étape du processus. Les projets seront accompagnés pour une durée de 5 mois par des coachs d’OVO pour un suivi approfondi. Ensuite, un business plan détaillé sera présenté au comité d'investissement d'OVO afin d'obtenir un prêt pour développer leur projet.

LC : Qu’est-ce qui vous a le plus marquées ?

Grace : La persévérance des entrepreneurs. Qu'ils obtiennent un prêt ou non, ils poursuivent leur projet car ils connaissent l’impact positif sur leur communauté. J’ai aussi été touchée par l’hospitalité des entrepreneurs et des Béninois. Tout le monde prenait le temps de nous demander si on allait bien, si on avait bien dormi, comment s'était passé notre voyage, etc.

LC : Pensez-vous que cette expérience influencera vos choix futurs ?

Grace : Je suis certaine que oui. En tant que jeune africaine vivant en Belgique, cette expérience a ouvert mes yeux sur l’entreprenariat africain. Elle m’a donné le gout de travailler ou entreprendre en Afrique. Cette expérience a changé la vision très occidentale que j’avais sur l’entreprenariat, je me suis réellement remise en question.

Clémence : Ce que j’ai remarqué, c’est l’importance du réseau et de l’intégration au niveau de la communauté locale car chaque entrepreneur rend service à sa communauté. Derrière chaque projet, il y a une raison sociale en premier plan. Ils pensent seulement à la rentabilité au second plan. Je pense désormais que la vision, la raison de vivre du projet, c’est vraiment la clé de la réussite, parce que c’est ce qui te motivera au quotidien, même lors des jours difficiles.

LC : Vous conseilleriez à d’autres étudiants de la LSM de se lancer ?

Clémence : Clairement! On en retire que du positif. Ça ne dure qu’une semaine, durant la semaine blanche, ça n’empiète donc sur aucune obligation de la LSM (stage, examens…).

Grace : C’est une expérience ultra enrichissante. Cela va vous permettre d’étendre votre réseau et d’entrer en contact avec une équipe intergénérationnelle de coachs belges qui ont des carrières professionnelles variées. Cela vous offre la possibilité de créer un réseau multiculturel à l'étranger, composé d'entrepreneurs africains. En tant qu’étudiant-accompagnateur, vous améliorez vos compétences en communication : l'écoute attentive, l'empathie, poser des questions et réfléchir de façon critique.

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