DRC: a nursery to produce fruit

RDC : une pépinière pour produire des fruits

DRC: a nursery to produce fruit

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Chloé Bassem et Victoria Gervais sont respectivement étudiantes en sciences des populations et du développement et en bioingénieur à l’UCLouvain. Dans le cadre du cours IngénieuxSud, elles sont parties durant un mois pour mettre en œuvre leur projet qui porte sur l’implémentation et le développement d’une pépinière à Dwale en RDC.

LC : Pouvez-vous m’expliquer votre projet ?

CB : Initialement, notre projet portait sur l’implémentation d’une pépinière dans le but de reboiser le village de Dwale en RDC. Finalement, après les discussions qu’on a eues avec la gérante de l’association, l’objectif de notre projet est resté le même mais dans le but d’apporter de nouveaux arbres pour la production de fruits et non plus pour la production de bois.

LC : Quand êtes-vous parties et combien de temps a duré votre voyage ?

VG : On est partie du 28 juin au 28 juillet. On est restée une semaine à Kinshasa, deux semaines à Dwale pour réaliser le projet et une semaine à Kinshasa.

LC : Comment s’est déroulé votre projet ?

CB : C’était cool de rencontrer les étudiants en dehors du cadre académique et de l’UNIKIN (N.D.L.R. Université de Kinshasa). Construire le projet avec eux c’était génial car on confrontait nos différentes approches. Par exemple, on a dû décider comment solidifier la structure de la pépinière, c’était un peu les techniques belges contre les techniques congolaises. C’était un échange tellement enrichissant ! On a donc décidé de mixer les deux techniques. Ça s’est super bien passé !

LC : Votre projet s’est-il concrétisé ?

CB : Oui, on a fait toute la pépinière mais on n’a pas pu organiser l’inauguration avec la population de Dwale car une autre Belge a attrapé la malaria. Les gérants de l’association ont donc dû aller à l’hôpital avec elle. Donc c’était un peu compliqué pour organiser l’inauguration. Malheureusement, il n’y a pas eu un échange direct avec la population pour expliquer les plans, le fonctionnement, etc. Mais chaque fois qu’on allait à la pépinière, il y avait des habitants qui venaient nous voir.

LC : Et maintenant, que va-t-il advenir de votre projet ?

CB : Pour le moment, on échange beaucoup avec la gérante de l’association. On lui a laissé les fiches techniques par message. On lui a expliqué qu’on aimerait avoir un certain suivi mais aussi comment on avait pensé et construit cette pépinière et comment elle pouvait évoluer à l’avenir grâce à des adaptations locales. On aimerait recevoir le suivi des petites plantes qu’on a apportées et savoir quand elles vont être repiquées. Actuellement, il y en a déjà vingt-cinq qui ont été replantées. C’est génial d’avoir un suivi à ce niveau-là.

LC : Quelles sont les difficultés rencontrées sur place ?

VG : On a beaucoup travaillé sur notre projet qui était un projet de reboisement. Ce n’est qu’au dernier moment qu’on a appris que ça avait changé. La plus grande difficulté était surtout la communication avec les Congolais. Ils n’étaient pas toujours très clairs sur ce qu’ils voulaient.

CB : Nous avons aussi appris deux jours avant le départ qu’on ne pouvait pas partir car l’université refusait de nous assurer en raison de la situation sanitaire. On avait déjà fait toutes les démarches de visa, de vaccins, etc. durant notre blocus. C’était un peu difficile d’entendre cela comme c’était le projet d’une année.

LC : Comment avez-vous financé votre voyage ?

VG : On a vendu des gaufres et des bandeaux faits mains. On a aussi obtenu une bourse et reçu des dons d’entreprises.

LC : Qu’avez-vous appris grâce à cette expérience ?

CB : Personnellement, ça m’a donné envie de travailler à l’étranger. Après mes études, je ne pense pas rester en Belgique en tout cas les premières années. J’ai envie de participer à des projets de développement et de découvrir d’autres cultures. On a appris beaucoup de choses en matière de gestion de projet et aussi par rapport au travail en équipe. Il faut savoir s’écouter et s’entendre pour avancer.

VG : On ne se rend pas compte de ce qu’un voyage comme celui-là peut nous apporter.

LC : Quel est votre point de vue par rapport à cette expérience ?

CB & VG : C’est à refaire ! C’était vraiment enrichissant.

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