Quatre années de recherches sur la résilience des mangroves

recherches mangroves.

Quatre années de recherches sur la résilience des mangroves

Résaux sociaux
Contenu

Constant Setondé Gnansounou vient de défendre sa thèse à l’UNamur. Désormais Docteur en Sciences, il mène depuis 10 ans des recherches sur les mangroves, leur résilience et les conditions menant à leur durabilité, malgré l’impact de l’homme sur l’environnement. "J’ai notamment étudié l'usage des connaissances locales, lois et croyances traditionnelles existant dans les pays côtiers en prenant le Bénin comme cas d'étude", explique-t-il. "Les gens craignent les restrictions autour des divinités. Donc, lorsque les mangroves sont sacralisées, leurs destructions par l’homme diminuent. Une utilisation conjointe des textes légaux et des croyances traditionnelles permet d'améliorer la résilience des mangroves, par leur utilisation durable." 

Dans ses travaux, Constant a également mis sur pied une méthodologie précise pour analyser la résilience socio-écologique des mangroves, appelée MaSERA. "Les mangroves sont des systèmes socio-écologiques très complexes et dynamiques qu'on n'arrive pas encore à cerner. Leur étude fait appel à une quantité très volumineuse de données. Dans cette méthode, nous proposons de décomplexifier les choses et d’utiliser des données plus flexibles basées sur 3 composantes : les plantes, les poissons et les populations humaines. Sur cette base, on peut déjà comprendre la résilience du système."

MaSERA a déjà été mise en pratique dans 3 villages pilotes au Bénin. Il faut maintenant la tester sur d’autres contextes afin de l’adapter à un niveau plus global. Toutes ces recherches constitueront également des outils de plaidoyer pour influencer les politiques de conservation des mangroves.