Solidarity Fund: cross-testimony of an intercultural exchange

Double-Sens

Solidarity Fund: cross-testimony of an intercultural exchange

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Valentin (belge) et Hariph (béninois) ont participé au projet "Double-sens" qui a rassemblé 11 jeunes belges et béninois assoiffés de découvertes multiculturelles, de rencontres et d’échanges. Le groupe de belges était parti au Bénin pour vivre un séjour interculturel en 2018. En 2019, le groupe de Béninois est venu en Belgique. Ce projet a été rendu possible notamment grâce au financement du Fonds Solidaire de Louvain Coopération et de l'UCLouvain.

LC : Valentin, quelles ont été tes motivations pour t'inscrire au Fonds Solidaire ?

V : Je souhaitais de tout cœur que mes amis béninois puissent venir en Belgique. En effet, c’est un réel parcours du combattant pour eux, d’un point de vue administratif et financier. Le coût de la vie est différent en Belgique, le Fonds Solidaire leur a permis de vivre un séjour tout aussi enrichissant chez nous que nous chez eux.

LC : Que retenez-vous de votre expérience ?

H : C’est la première fois que je viens en Belgique et je dois dire que c’est très différent de mon pays. La culture, la végétation, la nourriture… presque rien n’est pareil en fait. Et c’est vraiment intéressant de découvrir comment les jeunes belges qu’on avait déjà rencontré au Bénin vivent, lorsqu’ils sont chez eux. De connaître leur pays, leur organisation…

V : Pour moi, je retiens l’échange en lui-même. Le fait d’avoir pu faire découvrir mon pays, d’avoir déconstruit ensemble nos savoirs, nous a permis d’en apprendre plus sur nous-mêmes et sur nos valeurs. Mais je retiens surtout l’envie de chacun de s’investir dans nos sociétés, pour en changer les réalités. Que ce soit au Bénin ou en Belgique, nous rêvions d’un monde meilleur et réfléchissions à comment en faire une réalité.

LC : Qu’as-tu pensé de vos échanges et débats, Hariph ?

H : Quand il y a un débat, on pourrait croire qu’on va se regrouper entre belges et béninois, mais pas du tout. Tout le monde se mélange et on se défend les uns les autres pour finalement trouver un point commun et trancher…

LC : Valentin, que dirais-tu à un étudiant qui voudrait participer au Fonds Solidaire ?

V : Je dirais qu’il faut foncer, c’est une expérience unique d’être Étudiant Solidaire. Ce sont des professionnels qui vous guident dans vos recherches, dans vos questions. Ils ont pu mettre un cadre sur notre projet pour avoir un chemin à suivre. Dans le Fonds Solidaire, on n’est jamais seul.

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