DRC: Installation of solar street lights

RDC : Installation de lampadaires solaires

DRC: Installation of solar street lights

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Valentin Coenen, Héloïse Nolf, Camille Van Eyll et Quentin Van Bambeke sont respectivement étudiants en ingénieur civil et en bioingénieur à l’UCLouvain et participent au cours IngénieuxSud. Leur projet porte sur l’installation de lampadaires autonomes fonctionnant à l’énergie solaire à Dwale en RDC.

LC : Pouvez-vous expliquer votre projet ?

CV : Nous travaillons avec quatre étudiants congolais sur un projet qui consiste à installer des lampadaires autonomes dans le village de Dwale en RDC. Au départ, il était prévu de faire des lampadaires hybrides qui fonctionnent à l’énergie solaire et à l’énergie éolienne. Au fur et à mesure de la recherche, on s’est rendu compte que le solaire était suffisant et plus facile à réaliser.

VC : Au début, le projet avait pour but de répondre au besoin d’éclairage dans le village de Dwale où il fait noir assez tôt et où il n’y a pas d’électricité distribuée aux habitants.

LC : Quand êtes-vous partis ? Et combien de temps a duré votre voyage ?

CV : Nous sommes partis du 28 juin jusqu’au 29 juillet. D’abord, nous sommes restés une semaine à Kinshasa où on a préparé notre départ pour Dwale avec les étudiants congolais. Ensuite, nous sommes restés dix jours dans le village pour implémenter le projet et une semaine était consacrée au tourisme.

LC : Comment s’est déroulé votre projet ?

VC : Quand on est arrivé sur place, tout était différent de ce qu’on a l’habitude de connaître mais notre voyage s’est bien déroulé. Au final, notre installation fonctionne. On a eu de la chance car les étudiants congolais étaient vraiment bien outillés. C’était juste un peu compliqué de transporter tout le matériel de Kinshasa à Dwale mais on a finalement réussi.

CV : Un étudiant de l’Unikin (N.D.L.R. Université de Kinshasa) nous a aidé pour les branchements électriques. On a aussi eu de la chance car une entreprise belge, le Réseau des Energies de Wavre (REW), nous a offert du matériel nécessaire à la construction des lampadaires. Grâce à elle, nous avons pu en installer huit au lieu de trois. Ces lampes coûtent assez cher donc on n’aurait pas pu réaliser notre projet sans eux. On avait introduit une demande de bourse mais elle n’a pas été acceptée. On a aussi organisé une vente de truffes au chocolat faites maison. Cette vente a très bien fonctionné !

LC : Votre projet s’est-il concrétisé ?

HN : Oui mais évidemment des choses ont un peu changé à notre arrivée. On avait prévu de mettre un panneau solaire par lampe et finalement on a décidé de concentrer l’énergie dans un seul endroit pour la distribuer à toutes les lampes. C’était l’option la moins chère et la plus facile à réaliser.

LC : Quelles difficultés avez-vous rencontrées sur place ?

CV : On n’a pas vraiment rencontré de difficultés. C’était plutôt lié aux différences de culture. Par exemple, pour acheter les matériaux, il fallait se rendre au marché.

VC : Il y a quand même eu quelques petits retards et imprévus. Par exemple, pour les poteaux en bois, on s’attendait à les acheter chez un marchand de bois mais on a dû aller couper les eucalyptus dans la forêt, retirer l’écorce et les peindre.

LC : Que va-t-il advenir de votre projet ?

VC : Notre projet va continuer à être utilisé. Les étudiants congolais restent assez disponibles dans le cas où il y aurait un problème.

CV : On n’avait pas assez de budget pour installer le paratonnerre. Il faut absolument qu’il soit mis avant la saison des pluies pour éviter que le système ne casse. On est actuellement en contact avec un habitant qui nous donne régulièrement des nouvelles. Pour le moment, cela fonctionne !

LC : Qu’avez-vous appris grâce à cette expérience ?

CV : On a de la chance de pouvoir voyager et de découvrir d’autres cultures.

VC : Les habitants étaient super contents quand ils ont vu les lampadaires s’allumer. On a fait la fête toute la nuit pour l’occasion. Cela nous a permis de comprendre qu’on pouvait être heureux avec pas grand-chose. Cette expérience était magnifique !

HN : Sur le plan professionnel, on a appris à mettre tout un système électrique en place mais aussi à concrétiser les choses et pas seulement rester dans la théorie. J’ai trouvé ça génial de pouvoir réaliser un projet.

LC : Quel est votre point de vue par rapport à cette expérience ?

CV : J’ai envie de dire « on recommence » !

VC : Si c’était à refaire, on le referait ! On ne regrette pas du tout d’être parti.

HN : C’est une expérience qu’on ne vit pas deux fois dans sa vie et c’était vraiment incroyable !

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