Giuliana tells us about her experience.

Giuliana

Giuliana tells us about her experience.

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Pendant un peu plus de deux ans, Giuliana Zegarra a prêté main-forte à notre équipe cambodgienne en tant que consultante. Aujourd’hui, elle s’envole vers d’autres horizons et nous parle de son expérience.

GulianaGiuliana est Péruvienne d’origine, mais elle a tissé des liens forts avec la Belgique et avec l’UCLouvain, où elle a réalisé un Master en Sciences de la population et du développement. Après avoir travaillé sur des problématiques de santé publique dans différents pays et associations, elle a atterri à Phnom Penh, où son mari avait trouvé un emploi. Au hasard d’une rue, elle a aperçu le logo de l’UCLouvain et de Louvain Coopération et a pris contact avec notre équipe, avant de l’intégrer.

LC : Quel a été ton rôle au sein de l’équipe ?

GZ : Dans un premier temps, j’ai travaillé en tant que volontaire, mais, rapidement, j’ai eu l’opportunité d’y réaliser une consultance au niveau de la communication pour préparer la construction des dialogues stratégiques avec les autres organisations belges basées au Cambodge.

Après cela, le hasard a voulu que le directeur de l’équipe parte. Thann Khem, le responsable du programme santé, a été alors nommé directeur ad intérim et avait vraiment besoin de soutien. J’ai donc continué, en tant que consultante, à supporter l’équipe, notamment dans la rédaction du nouveau programme. J’ai rédigé les propositions de programme et entamé les discussions avec les partenaires. Actuellement, je me charge de clôturer l’ancien programme, de réaliser les rapportages pour la DGD, de récolter les données nécessaires. C’était très intéressant pour moi car j’ai pu ainsi avoir une vision de la façon dont on lance un programme, mais aussi des différentes étapes de clôture.

LC : Pourquoi travailler dans le domaine de la coopération au développement ?

GZ : J’ai toujours été passionnée par le développement. Je me considère comme membre des minorités : je suis une femme, qui vient d’un pays dit « sous-développé », je suis migrante aussi. Et donc le développement me touche tant d’un point de vue personnel que professionnel. C’est de là que vient ma passion et mon envie de travailler dans ce milieu.

LC : Que retiens-tu de la façon dont LC aborde le développement ?

GZ : J’y ai découvert une autre façon de travailler, plutôt dans le renforcement de partenaires. J’ai beaucoup apprécié cela car, à mon sens, c’est dans le transfert de compétences que se passe le vrai développement.

L’expertise universitaire que l’on apporte est également très intéressante. Elle permet de renforcer les capacités de recherche et d’analyse des partenaires. Ils sont réellement demandeurs d’apprendre tout cela car les besoins sont grands. Pour moi, cette façon de travailler est unique et donc très intéressante.

Et puis, il y a aussi le côté très participatif. Les projets sont construits avec les partenaires. On prend en compte l’avis des bénéficiaires. J’apprécie beaucoup le fait que leurs besoins soient au centre de nos interventions.

LC : Et humainement, comment ton expérience s’est-elle déroulée ?

GZ : Je pense que ça a été une période assez difficile pour l’équipe car ils se sont retrouvés sans directeur, avec la responsabilité de développer un programme pour les cinq années prochaines. C’était donc un énorme challenge. Mais je les ai trouvés solides et accueillants. Très vite, je me suis sentie intégrée et on a su s’organiser assez rapidement. Je ne me souviens pas d’avoir été si bien intégrée dans une équipe avant cette expérience chez LC. Ils avaient des petites attentions à mon égard, m’apportaient des plats de chez eux. Ils m’ont aussi appris à conduire une moto durant une pause midi, c’était très comique.

Les équipes locales et du siège prennent le temps de nous accompagner. On ne se sent pas seul, on dispose de ressources, de conseils… Bref, on est en équipe et ça j’aime beaucoup. Pour moi, cette expérience a été très positive, je la referais 10 fois, 10.000 fois !

Parfois, je me mets à rêver un peu car je sais que LC travaille aussi au Pérou… Qui sait ? Peut-être nos chemins se recroiseront-ils…

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