Tous les droits à l’éducation ?

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Tous les droits à l’éducation ?

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Ce vendredi 24 janvier est la journée internationale de l’éducation. Sous les diverses formes qu’elle peut prendre de par le monde, l’éducation est un droit humain qui revêt une importance toute particulière pour Louvain Coopération en tant qu’ONG universitaire.

Cette date fixée par l’Assemblée générale des Nations Unies nous donne l’occasion, d’abord, de refaire un bilan, catastrophique et inacceptable. Selon l’UNESCO, aujourd’hui, 258 millions d’enfants et de jeunes ne vont toujours pas à l’école ; 617 millions d’enfants et d’adolescents ne savent ni lire, ni effectuer des calculs simples ; moins de 40 % des filles en Afrique subsaharienne achèvent leur scolarité secondaire et près de quatre millions d’enfants et de jeunes réfugiés ne sont pas scolarisés.

Louvain Coopération travaille quotidiennement pour changer cette réalité. Nous nous battons notamment pour l’éducation des enfants des rues de Kinshasa et de Bukavu. Ces jeunes qui n’ont plus rien sont ramenés sur le chemin de l’école et retrouvent foi en l’avenir.

MoiseMoïse, 15 ans, témoigne depuis Bukavu :

« Lorsque j’ai terminé mes primaires, je rêvais de poursuivre vers le secondaire. Mais, chez nous, il faut passer un examen d’entrée payant et bien trop cher pour mes parents. Un jour, j’ai donc décidé de partir pour trouver moi-même l’argent. J’ai vécu plusieurs mois dans la rue. La journée, je ramassais du fer pour le vendre et avoir un peu d’argent et le soir je dormais dehors. C’était très difficile. Je ne trouvais pas à manger. Je ne savais pas quoi faire. Des enfants m’ont parlé d’un centre où je pouvais manger. J’y suis allé un peu. C’est vrai qu’ils me donnaient à manger là-bas, mais je n’étudiais toujours pas. Et moi, c’était les études que je cherchais ! Un ami m’a parlé d’un centre pas loin, appelé Don Bosco (partenaire de Louvain Coopération à Bukavu). J’y suis allé et ils m’ont dit que je pouvais y rester, manger, dormir et étudier. Je suis donc retourné à l’école depuis septembre. Je dis merci ! »

Aussi, dans plusieurs pays, nous organisons, avec les femmes principalement, des cours d’alphabétisation. Elles apprennent à lire, écrire et compter et voient leur quotidien amélioré. Mais, surtout, elles gagnent une place dans la société.

Enfin, on ne peut parler d’éducation sans évoquer le travail que nous menons en Belgique auprès de toute la communauté universitaire. Avec les étudiants, les professeurs, les chercheurs et tout le personnel de l’UCLouvain, nous ouvrons les esprits et chassons les préjugés dans l’espoir de voir naître un monde plus juste, plus durable et plus ouvert.

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