North-South partnerships: avenues for decolonized collaboration

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North-South partnerships: avenues for decolonized collaboration

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Les dynamiques partenariales étaient au cœur de la journée d'étude co-organisée par Echos Communication, la Haute Ecole Léonard de Vinci et Louvain Coopération. Académiques, acteurs de la coopération et bailleurs de fonds s’y sont rassemblés dans une volonté commune de voir émerger un parcours d’apprentissage pour une pratique partenariale décolonisée.

Le 14 novembre dernier s’est tenu à Louvain-la-Neuve le " Carrefour des savoirs sur les partenariats Nord-Sud". Co-organisée par Echos Communication, la Haute Ecole Léonard de Vinci et Louvain Coopération, cette journée d’étude avait pour but, non seulement de clarifier cette notion de « partenariat », sa traduction et sa déclinaison dans le quotidien de la gestion de projets, mais aussi de partager et croiser des initiatives de recherche, de créations d’outils et d’expériences novatrices sur les dynamiques partenariales Nord-Sud.

Différents professeurs et acteurs de la coopération ont tour à tour évoqué les rapports de pouvoir existant entre les bailleurs de fonds et les partenaires locaux dans le cadre de projets mis en place dans le Sud Global.

Paradoxe ou compromis ?

La question du compromis et du paradoxe que représente le partenariat en coopération internationale inclut de comprendre comment les acteurs de la coopération internationale construisent des relations partenariales dans un contexte de rapports de pouvoir inégaux, car le constat est que les acteurs du Nord et du Sud construisent de véritables partenariats en adoptant des mécanismes d’arbitrage du pouvoir. Ceux du Nord mettent au profit de leurs partenaires du Sud le savoir-faire et les ressources financières essentielles aux programmes de développement. Et les acteurs du Sud, quant à eux, offrent à ceux du Nord une relation privilégiée avec les populations cibles, une connaissance du contexte et surtout un savoir-faire lié à une perspective de développement issue des populations elles-mêmes.

Il s’agirait donc de sortir de la logique capitaliste au sein des projets et de remettre le pouvoir à sa place, pas que du point de vue financier mais surtout du point de vue de la connaissance du terrain et de la mobilisation des populations.

Vers des nouvelles pratiques partenariales

L’ensemble des interventions, aussi riches que diversifiées, se sont enchaînées de sorte à offrir une complémentarité des points de vue et de poser un regard, non seulement technique et économique, mais également politique sur la notion de partenariat. Quelques pistes d’action pour l’amélioration des pratiques partenariales ont été évoquées. La faible marge de manœuvre laissée aux partenaires locaux a été décrite comme l’une des principales causes du déséquilibre au sein des partenariats. Le partenaire Nord met en place un cadre logique d’actions visant à atteindre des objectifs précis, assignés aux partenaires Sud. Cependant, sur le terrain, les événements ne respectent pas ce cadre.

L’une des pistes avancées est donc de considérer le partenaire Nord comme un facilitateur (notamment facilitateur financier) et non comme un donneur d’ordre, et de laisser davantage de liberté aux partenaires Sud pour décider de la meilleure stratégie à mettre en place car ils connaissent mieux le terrain, pour se concentrer sur l’impact, apprendre et évaluer sur le terrain.

Point de vue

Paola Kibanga, stagiaire chez Louvain Coopération, a assisté à cette journée, y posant un regard neuf et extérieur. Elle explique : “Au crépuscule de cette journée riche en échange de savoirs et de savoir-faire, je retiens que, dans la logique partenariale, la coopération internationale devrait arrêter de véhiculer les modèles de développement des pays nord-occidentaux afin de stopper le cercle vicieux de la dépendance économique et de l’inégalité des rapports de pouvoir qui caractérisent les relations Nord-Sud depuis le colonialisme. Elle devrait, par contre, continuer de promouvoir des voies alternatives de développement qui prônent la prise en charge des populations locales et l’ancrage du développement économique dans le développement social en intégrant les partenaires locaux dans la conception des projets.”

Avec plus de 150 participants et participantes, la thématique a suscité un vif intérêt et cette première initiative de réflexion a été un grand succès ; et ouvre donc la porte à plusieurs réflexions.

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