N°23 - Les chemins vers l'autonomie

Contenu
Image 4:1
Les chemins vers l'autonomie
Contenu
Texte

Titre : Devlop'

 Les chemins 
 vers l'autonomie 

Contenu
Texte

Edito

Soutenir la jeunesse,
c’est investir dans l’avenir

L’insertion socioprofessionnelle des jeunes ne se résume pas à leur apprendre un métier ou à les aider à trouver un emploi. Elle consiste aussi à créer les conditions pour qu’ils puissent prendre leur place dans la société, gagner en autonomie et construire un projet de vie durable. Cet enjeu est d’autant plus important qu’à l’échelle mondiale, environ un jeune sur cinq n’est ni en emploi, ni en études, ni en formation, et que l’accès à un travail stable demeure particulièrement difficile pour les jeunes les plus vulnérables.

Chez Louvain Coopération, nous faisons le choix d’un accompagnement global. Tout commence par l’écoute : comprendre le parcours du jeune, ses aspirations, ses compétences, mais aussi ses fragilités, puis les mettre en regard des réalités du marché local. Viennent ensuite l’orientation, l’accompagnement psychosocial, l’apprentissage d’un métier, le développement des compétences humaines, l’entrepreneuriat et les compétences numériques. Lorsque l’auto-emploi est la voie la plus réaliste, l’accès aux équipements, au coaching et au suivi après la formation devient essentiel

Nos expériences à Kinshasa et Bukavu montrent qu’une insertion durable se construit dans le temps et avec tout un écosystème : jeunes, familles, psychologues, éducateurs, maîtres artisans, entreprises, autorités et partenaires locaux. Nos projets Tremplin vers un emploi décent et Elenge na Mosala illustrent cette approche : ils ont permis à des jeunes en situation de grande vulnérabilité de développer des compétences, d’accéder à des activités génératrices de revenus et de retrouver confiance dans leur capacité à agir sur leur avenir.

Notre plus-value tient précisément dans cette approche intégrée et individualisée : ne pas seulement transmettre des compétences, mais aider chaque jeune à transformer ses compétences en perspectives réelles. Soutenir l’insertion socioprofessionnelle, c’est permettre à des jeunes souvent confrontés à l’exclusion de devenir des acteurs économiques, sociaux et citoyens à part entière.

Elie NSANA MUTAPAYI,
Expert en entrepreneuriat
pour Louvain Coopération à Kinshasa

Block

Au Sud-Kivu, l’insertion professionnelle des jeunes reste un défi majeur. Faute d’opportunité d’emplois en ville, l’agriculture représente alors une opportunité pour gagner sa vie, à condition de disposer des compétences techniques et entrepreneuriales nécessaires pour en tirer un revenu décent.

Depuis 2022, Louvain Coopération et ses partenaires travaillent avec des lycées techniques agricoles de la région de Walungu, afin d’améliorer les formations qui y sont proposées. Cet appui vise quatre lycées et les 486 élèves inscrits en techniques agricoles et vétérinaires. « Nous contribuons notamment à l’amélioration de leurs unités de démonstration. Elles sont progressivement devenues de véritables espaces d'apprentissage où les jeunes acquièrent des compétences directement mobilisables pour leur insertion professionnelle. Nous avons par exemple réhabilité un clapier pour l’élevage de lapins dans l’école de Muku, acheté un verrat pour la porcherie de l’école de Cihérano, formé les élèves à la mise en place d’un macro-propagateur des rejets sains du bananier …», détaille Olivier Matumaini, Responsable Systèmes Alimentaires Durables pour Louvain Coopération au Sud-Kivu. « Nous proposons, par ailleurs, des formations aux professeurs et responsables des établissements afin de développer, avec eux, un plan de formation continue ».

Au terme de leur formation, les élèves diplômés qui démarrent une activité économique dans les domaines de l’économie circulaire ou de l’agroécologie sont suivis et appuyés par notre partenaire local en tant que jeunes micro-entrepreneurs. L’objectif est de soutenir le développement de leurs initiatives, mais aussi d’analyser les formations agricoles et vétérinaires les plus porteuses.

Lire l'article complet

Comment permettre à un enfant de se reconstruire et de grandir quand il a vécu le pire ? Cette question traverse quotidiennement les équipes qui accompagnent les enfants et jeunes en situation de rue à Kinshasa. Depuis plus de 10 ans, Louvain Coopération développe une approche psychosociale fondée sur une prise en charge globale des jeunes. Un accompagnement indispensable pour leur permettre de se reconstruire et de se projeter dans l'avenir. Elle est soutenue dans cette démarche par l’asbl Terres Rouges.

« L’aspect psychosocial du travail mené au sein des institutions d’accueil est essentiel. Ces jeunes ont vécu des traumatismes, des situations de violence, d'exploitation à la fois économique et sexuelle. Donc, s'il n'y a pas un travail réalisé pour les reconstruire sur le plan psychique, il n'y a pas de projection possible pour eux dans leur futur. » Depuis dix-sept ans, Hermann Hessou et Eric Messens, respectivement directeurs des antennes béninoise et belge de l’asbl Terres Rouges, portent cette conviction. Elle leur a permis de développer une expertise pointue en la matière, qu’ils s’efforcent de diffuser.

Aujourd’hui, beaucoup de centres d’accueil, à Kinshasa ou ailleurs, souhaitent mettre en place un travail psychosocial, mais ils ne sont pas toujours bien outillés pour le mener à bien. « L'approche psychosociale est un travail en profondeur, qui se construit pas à pas, au fil de la relation de confiance. Elle implique que les personnes qui encadrent l'enfant soient professionnellement outillées. Une des dimensions, par exemple, est de pouvoir supporter les versions successives du récit de l'enfant - des « mensonges » destinés à le protéger - ou encore ses comportements difficiles. Tout cela demande une disposition morale et professionnelle très particulière », expliquent les spécialistes.

Lire l'article complet

Le Bénin compte également un très grand nombre de jeunes dans le besoin, notamment dans le département du Mono, au sud du pays, qui se caractérise par un taux élevé de chômage et de sous-emploi des jeunes. « Beaucoup quittent prématurément le système scolaire faute de moyens financiers et ne disposent ni des compétences techniques, ni des ressources nécessaires pour créer leur propre activité. Cette situation pousse de nombreux jeunes à migrer vers les grandes villes ou vers les pays voisins (surtout le Nigeria) ou encore vers l’Occident à la recherche d'opportunités souvent précaires », décrit Arielle Dossou, directrice de CJA (Carrefour Jeunesse Afrique), partenaire de Louvain Coopération. « Pourtant, ces jeunes ont énormément de potentiel. Lorsqu'ils bénéficient d'une formation adaptée, d'un accompagnement personnalisé et d'un appui à l'installation, ils réussissent à développer des activités rémunératrices et deviennent des acteurs du développement local. »

Lire l'article complet

En Haïti, on estime que 200 000 enfants vivent dans des conditions extrêmement précaires. Certains ont fui les violences ou les abus, d’autres cherchent simplement de quoi manger ou gagner un peu d’argent. À Jacmel, dans le sud-est du pays, notre partenaire, le RESEDH, les accompagne pour leur permettre d’envisager un autre avenir.

Il y a quelques années, le phénomène des enfants en situation de rue concernait principalement la capitale haïtienne, Port-au-Prince. Mais aujourd’hui, la crise économique et politique a amplifié et élargi ce phénomène à l’ensemble du pays. À Jacmel, dans le sud-est, le RESEDH (Réseau Sud Est de la défense des droits humains) accompagne ces jeunes depuis dix ans.

Les trajectoires qui mènent ces enfants jusqu’à la rue sont multiples. « Certains sont placés en domesticité : leurs parents les confient par exemple à des marchands pour qu’ils travaillent. Bien souvent, ces enfants subissent des abus et des violences. Ils fuient alors cette situation et se retrouvent dans la rue », explique Jetho Pierre-Paul, coordinateur du RESEDH.

D’autres jeunes viennent de Port-au-Prince dans l’espoir de trouver un environnement moins difficile, loin de la violence des gangs qui sévissent dans la capitale. Enfin, certains ont encore une famille, mais vivent dans une telle précarité qu’ils doivent chercher de l’argent ou de la nourriture dans la rue plutôt que d’aller à l’école.

Lire l'article complet

À Tarija, dans le sud de la Bolivie, les jeunes retrouvent peu à peu des perspectives. Grâce à un projet mené par Esperanza Bolivie et Louvain Coopération, écoles, entreprises, autorités locales et entrepreneurs unissent leurs forces pour créer des emplois, soutenir l'entrepreneuriat et mieux répondre aux besoins de l'économie locale.

Plus de 700 étudiants formés dans différentes filières (alimentation, tourisme, agriculture...), 200 entrepreneurs, principalement des jeunes et des femmes, accompagnés, une vingtaine de jeunes qui vivent désormais de leur entreprise, 12 établissements techniques mieux équipés… À Tarija, dans le sud de la Bolivie, les perspectives professionnelles des jeunes s’améliorent peu à peu. Derrière ces résultats se trouve l’ONG Esperanza Bolivie qui travaille main dans la main avec Louvain Coopération, grâce à un financement de l'Union européenne. Depuis fin 2023, des passerelles se créent entre formations, entrepreneuriat et besoins des filières économiques locales, afin d'offrir aux jeunes de véritables perspectives d'avenir dans leur région.

Lire l'article complet

Reboiser des collines dégradées, protéger les rivières, construire des latrines scolaires et changer durablement les comportements : c’est le pari relevé par le projet PASCALE-B à travers un soutien aux organisations locales burundaises.

Après quatre années de travail acharné autour de l’environnement au Burundi, il est l’heure de tirer le bilan du projet PASCALE-B, financé par l’Union européenne. Depuis 2022, il a permis à Louvain Coopération et ses partenaires d’accompagner 80 Organisations de la Société Civile (OSC) burundaises actives dans le domaine de l’écologie, de former leurs membres dans différents domaines et de mener à bien 16 initiatives très concrètes proposées et portées par des structures locales en faveur de l’environnement. « Accompagner les OSC dans la mise en oeuvre de leurs subventions n'a pas toujours été un exercice facile : certaines organisations ont montré des réticences en matière de transparence financière, rendant l'accompagnement plus exigeant », commente Jean Claude Nkeshimana, responsable du projet pour Louvain Coopération. « Mais grâce à un suivi formatif rapproché, la majorité des OSC a pu être coachée efficacement et mener à bien ses activités »

Lire l'article complet

Contenu
Texte

Télécharger le PDF du journal

Texte

Devlop' N°23
Les chemins vers l'autonomie

Télécharger la version PDF

Contenu
Texte

En savoir plus

Block
Viviane étudiante au Bénin
06/10/2026
Au Bénin, de nombreux jeunes peinent à trouver leur place dans le monde du travail. Avec son partenaire Carrefour Jeunesse Afrique - CJA, Louvain Coopération les accompagne pour… +
Le parcours de Carolina
27/08/2026
À Tarija, dans le sud de la Bolivie, les jeunes retrouvent peu à peu des perspectives d'avenir. Grâce à un projet mené par Esperanza Bolivie et Louvain Coopération, écoles,… +
Jeunes diplomé
26/08/2026
En Haïti, on estime que 200 000 enfants vivent dans des conditions extrêmement précaires. Certains ont fui les violences ou les abus, d’autres cherchent simplement de quoi manger… +
étudiants de lycées technique a Walungu
25/08/2026
Au Sud-Kivu, l’insertion professionnelle des jeunes reste un défi majeur. Faute d’opportunité d’emplois en ville, l’agriculture représente alors une opportunité pour gagner sa… +
Bolivie de nouvelles perspectives pour la jeunesse
24/08/2026
À Tarija, dans le sud de la Bolivie, les jeunes retrouvent peu à peu des perspectives. Grâce à un projet mené par Esperanza Bolivie et Louvain Coopération, écoles, entreprises,… +