
Togo
Louvain Coopération au Togo
Le contexte du Togo
Un pays riche en diversité, mais confronté à de nombreux défis
Bien qu’il soit l’un des plus petits États d’Afrique de l’Ouest, le Togo se distingue par une grande diversité de paysages, un patrimoine culturel riche, une cuisine traditionnelle reconnue, et l’hospitalité chaleureuse de sa population. Le pays dispose également de ressources minières et agricoles importantes, et bénéficie d’un positionnement stratégique grâce au port de Lomé.
Cependant, malgré ces atouts, la pauvreté et les inégalités sociales restent préoccupantes :
- 53 % de la population vit avec moins de 2 € par jour.
- Les femmes sont particulièrement touchées : 45 % des femmes adultes sont analphabètes (Banque Mondiale, 2019).
Une économie encore largement rurale
- 65 % de la population active travaille dans le secteur agricole.
- 60 % de la superficie du pays est constituée de terres cultivables.
- L’agriculture reste essentiellement de subsistance, fortement dépendante des saisons et vulnérable aux changements climatiques.
Des inégalités fortes dans l’accès aux soins
- Seuls 8,4 % de la population bénéficient d’une assurance maladie (2017).
- Le système de santé reste fragile, avec un accès limité dans les zones rurales.
- Le taux de mortalité maternelle est élevé : 399 décès pour 100 000 naissances vivantes (2020).
- 23 % des enfants de moins de 5 ans souffrent de retard de croissance dû à la malnutrition.
Un accès à l'éducation encore insuffisant pour les femmes
- Malgré des progrès, l’analphabétisme reste élevé chez les femmes adultes : 45 % (2019).
- Les disparités entre les zones urbaines et rurales persistent.
- Les filles sont souvent déscolarisées en raison de mariages précoces, de la pauvreté ou du manque d’infrastructures.
Partenaires et bailleurs
- Recherche, Appui et Formation aux Initiatives d’Auto-développement : RAFIA
- Union des Caisses Mutuelles d’Epargne et de Crédit de la région des Savanes : UCMECS
- Association d’Appui aux Activités de Santé Communautaire : 3ASC
- Cadre National de Concertation de la Mutualité au Togo : CNCMUT
- Union des Mutuelles Sociales des Régions Centrale et des Plateaux du Togo : UMUS-CP
- Union des Mutuelles de Santé des Savanes : UMUSAS
Promotion de l’accès aux soins de santé
- Durée du projet : 2022-2026
Notre objectif
Faciliter l’accès à des soins de santé de qualité pour les populations rurales et les travailleurs du secteur informel, en soutenant le développement opérationnel du mouvement mutualiste et de la protection sociale aux niveaux communautaire, régional et national. Ce projet contribue à la Couverture Sanitaire Universelle, afin de protéger les individus contre les risques sociaux pouvant les faire basculer dans la pauvreté.
Nos actions
- Participation à l’opérationnalisation de la Politique Nationale de Protection Sociale en Santé (PSS) par le soutien aux plateformes nationales du mouvement mutualiste ;
- Plaidoyer pour la prise en compte du mouvement mutualiste dans le dispositif de Couverture Maladie Universelle mis en place par l’Etat ;
- Renforcement et structuration du mouvement mutualiste et contribution à l’harmonisation des pratiques au niveau national ;
- Renforcement des Unions et Fédérations de mutuelles par le développement des capacités techniques (digitalisation, usage des TIC…)
- Articulation avec les initiatives d’Économie Sociale et Solidaire pour faciliter l’adhésion groupée de leurs membres aux mutuelles ;
- Amélioration de la qualité des soins au sein des centres de santé conventionnés ;
- Sensibilisation pour la prévention des maladies transmissibles (paludisme, VIH, etc.) et non transmissibles (diabète, hypertension, cancers du sein et du col de l’utérus…) ;
- Promotion de bonnes pratiques de santé dans les communautés rurales ;
Notre impact
Ce projet permet aux ménages vulnérables, souvent contraints de financer eux-mêmes leurs soins de santé, d’accéder toute l’année à des soins de qualité, de prévenir les dépenses catastrophiques de santé, et de renforcer leur résilience socio-économique.

Transition vers des systèmes alimentaires durables et inclusifs
- Durée du projet : 2022-2026
Notre objectif :
Accompagner les entrepreneurs agricoles et les populations rurales de la Région des Savanes dans leur transition vers des systèmes alimentaires durables. Il s’agit de renforcer leurs capacités individuelles et collectives afin de leur permettre d’exercer pleinement leurs droits économiques, sociaux, culturels et environnementaux, tout en intégrant l’égalité entre les femmes et les hommes au cœur de chaque action.
Nos actions
- Formations des entrepreneurs agricoles, producteurs et productrices pour renforcer les compétences techniques et favoriser la gestion durable des exploitations ;
- Ateliers pratiques sur le marketing innovant et l’hygiène alimentaire ;
- Intégration de l’élevage à l’agriculture ;
- Déploiement et renforcement du Système Participatif de Garantie (SPG) permettant la certification des produits agroécologiques locaux ;
- Création d’une plateforme en ligne, EcoAgriMarket, destinée à la vente des produits agroécologiques locaux ;
- Évaluation et accompagnement de la transition agroécologique d’une centaine d’exploitations ;
- Mise en place d’un programme d’alphabétisation basé sur la méthode Reflect (Regenerated Freirean Literacy through Community Techniques) et composé de 8 centres d’alphabétisation, principalement à destination des femmes ;
- Animation de clubs de lecture, d’écriture et d’écoute communautaires.
Notre impact
Ce projet permet aux producteurs et entrepreneurs agricoles de renforcer leurs compétences, d’accroître leurs revenus et de mieux valoriser leurs produits, tout en favorisant l’inclusion économique des femmes et la résilience des communautés rurales.
Contact : info-ao@louvaincooperation.org
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FAQ
C’est une façon de produire qui protège le sol et l’eau tout en sécurisant le revenu des familles. Concrètement, on couvre le sol entre deux cultures (couverts végétaux, paillage) pour éviter qu’il ne s’érode, on alterne les cultures d’une saison à l’autre (maïs ou sorgho, puis légumineuses comme le niébé, puis racines/tubercules) pour garder la fertilité, et l’on sème sur les courbes de niveau afin de ralentir l’écoulement de la pluie.
- Protéger le sol : couverts végétaux et paillage pour limiter l’érosion et garder l’humidité.
- Alterner et diversifier : rotations maïs/sorgho–légumineuses–racines afin de nourrir le sol et réduire les ravageurs.
- Gérer l’eau : petites retenues, rigoles d’infiltration, drainage simple dans les zones basses (fonds de vallée) pour stocker l’eau utile et éviter les inondations.
- Associer des arbres utiles : parcs de karité et de néré, haies vives multi-espèces qui donnent ombre, fruits/graines, bois-énergie et améliorent la fertilité.
À la clé : des récoltes plus régulières malgré les saisons, des sols plus vivants et une meilleure valeur ajoutée locale grâce aux petites transformations (farines, huiles, fruits séchés). Cette approche s’inscrit dans l’agroécologie et des systèmes alimentaires durables, adaptés aux milieux togolais du littoral aux savanes.
La population togolaise est en croissance et majoritairement jeune.
L’urbanisation progresse rapidement, avec une forte concentration de population, d’emplois et de services à Lomé et un réseau de villes régionales (Kara, Sokodé, Atakpamé, Kpalimé, Dapaong).
Cette dynamique pose des enjeux d’accès à l’eau et à l’assainissement, de gestion des déchets, de transport urbain et d’insertion professionnelle des jeunes, tout en soutenant l’émergence de services et d’activités nouvelles.
Les échanges s’organisent autour du port de Lomé et d’un axe routier nord–sud qui relie la capitale au Burkina Faso et, au-delà, au Sahel.
À l’est et à l’ouest, des routes importantes assurent les flux avec le Bénin et le Ghana.
Dans les zones rurales, des pistes relient marchés, bassins de production et centres de services. Les saisons des pluies peuvent ralentir certains trajets ; l’entretien des ouvrages (ponts, caniveaux) et l’information routière deviennent alors déterminants.
- Sud : port, zones logistiques, ceinture maraîchère et circuits courts vers Lomé.
- Centre : plateaux agricoles et articulation vers les marchés intérieurs.
- Nord : savanes, élevage et passage vers les corridors régionaux sahéliens.
Le Togo est un pays d’Afrique de l’Ouest, bordé par le Ghana à l’ouest, le Bénin à l’est, le Burkina Faso au nord et l’océan Atlantique au sud.
Son territoire, étroit du sud au nord, s’articule autour d’un littoral lagunaire (Lomé, Aného), d’une plaine côtière et de plateaux boisés et cultivés (régions des Plateaux et Centrale), qui laissent place plus au nord à des savanes (Kara, Savanes).
Les lacs et lagunes (dont le lac Togo) ainsi que les grands fleuves transfrontaliers (Mono, Oti) façonnent l’usage des terres, soutiennent les pêches intérieures et facilitent les déplacements.
Le pays abrite des mosaïques de forêts, savanes et zones humides.
Des parcs et réserves protègent ces milieux, notamment Fazao–Malfakassa (massifs forestiers et faune des hautes terres), Kéran–Oti–Mandouri et Togodo (forêts-galeries, plaines inondables, avifaune).
Les enjeux portent sur la fragmentation des habitats, la pression sur le bois-énergie et la faune, ainsi que la gestion des feux ; la réponse passe par une gestion participative, la restauration d’habitats et des alternatives énergétiques plus sobres.
Le français est la langue officielle. Des langues nationales largement pratiquées (notamment éwé au sud et kabyè au nord) coexistent avec d’autres parlers selon les régions.La vie sociale s’ancre dans les marchés, les fêtes et les chefferies, avec des expressions culturelles variées : tissages et teinture, percussions et chants, et des rituels localisés.Des manifestations emblématiques comme les luttes Evala (région de la Kara) illustrent le rôle des traditions dans la cohésion togolaise.
Le climat est de type tropical, avec une alternance de saisons sèches et humides.
Le sud connaît souvent deux régimes de pluies (printemps–début été puis fin d’hivernage), tandis que le nord alterne une saison des pluies marquée et une saison sèche plus longue.
Le vent continental harmattan, sec et poussiéreux, souffle en saison sèche et peut réduire la visibilité et influencer la santé respiratoire. Les calendriers agricoles, la disponibilité en eau et l’état des pistes s’ajustent à ces rythmes.
Du littoral lagunaire (Lomé, Aného) aux monts et forêts de Kpalimé, des chutes et massifs des Plateaux aux savanes du nord, le pays offre une variété de milieux.
Le Koutammakou, « pays des Batammariba », classé au patrimoine mondial de l’UNESCO, forme un paysage culturel vivant où les célèbres tatas (maisons-tours en terre crue) s’organisent en hameaux avec greniers, enclos et autels, au cœur des savanes et des collines. Édifiées en banco, latérite et bois, puis enduites et décorées, ces architectures témoignent d’un savoir-faire transmis de génération en génération et d’une manière d’habiter qui combine protection, stockage des récoltes, organisation sociale et rythmes agricoles. Elles continuent d’évoluer aujourd’hui : réparations saisonnières, adaptation aux pluies et aux vents, intégration ponctuelle de matériaux contemporains ; tout en faisant l’objet d’actions de conservation et de transmission.
Sur la côte, l’érosion et la submersion menacent certaines localités ; dans les plaines et bas-fonds, des inondations peuvent survenir en saison des pluies, tandis que les savanes du nord font face à des épisodes de sécheresse et à des feux de brousse. Les dispositifs de préparation combinent cartographie des aléas, entretien des ouvrages (digues, seuils, caniveaux), systèmes d’alerte et planification de l’occupation du sol pour limiter l’exposition aux risques. L’éducation au risque et la protection sociale ciblée renforcent la capacité d’adaptation des ménages togolais.
L’économie combine agriculture familiale (maïs, manioc, sorgho, igname ; café, cacao et palmier à huile dans les zones humides), élevage (petits ruminants et volaille, plus marqué au nord) et pêches en eau douce dans les lacs et lagunes du sud.
Le pays dispose de ressources minières, notamment des phosphates, et s’appuie sur le Port autonome de Lomé, port en eau profonde et hub de transbordement, qui connecte le Togo aux marchés régionaux et internationaux.
Les services (commerce, finance, télécommunications, tourisme d’affaires et de loisirs) gagnent en importance, soutenus par les corridors routiers vers l’hinterland (l'arrière-pays).
Les défis varient selon les milieux : érosion côtière et submersion par endroits sur le littoral, dégradation des sols par érosion ou épuisement, pression sur les forêts et les galeries forestières, inondations saisonnières dans les zones basses (fonds de vallée et plaines inondables) et sécheresses plus au nord.
Les réponses à ces enjeux associent des protections souples du littoral (rechargement sédimentaire, restauration de mangroves ou de cordons dunaires), des aménagements antiérosifs (cordons, haies, bandes enherbées), une gestion de l’eau adaptée (petites retenues, drainage, entretien des canaux) et l’agroforesterie.
Dans une perspective de moyens d’existence durables, l’agroécologie et des systèmes alimentaires durables visent à diversifier les cultures, améliorer la fertilité organique, réduire les pertes et renforcer la résilience des exploitations.






