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FAQ

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L’économie de Madagascar est largement fondée sur le secteur primaire, notamment l’agriculture familiale, la pêche artisanale et l’élevage.

Les cultures vivrières – riz, manioc, maïs – fournissent l’essentiel de l’alimentation locale, tandis que certaines filières d’exportation occupent une place stratégique : le pays est, par exemple, premier producteur mondial de vanille, mais exporte également du café, du girofle ou du litchi.

Le secteur halieutique, malgré un potentiel notable pour la sécurité alimentaire et les exportations, reste sous-développé. Il souffre de la concurrence de flottes étrangères et de la surexploitation des ressources marines, avec des impacts environnementaux et sociaux importants.

L’industrie extractive (mines, pétrole, pierres précieuses) attire des investissements conséquents, mais son intégration dans l’économie locale demeure limitée :

  • Faible transformation sur place ;
  • Gouvernance perfectible ;
  • Retombées économiques inégales pour les communautés locales.

Le secteur tertiaire, en particulier les services et le tourisme, possède des atouts liés à la richesse naturelle et culturelle de Madagascar. Cependant, son développement est freiné par :

  • L’instabilité politique,
  • L’insuffisance des infrastructures,
  • La vulnérabilité aux crises environnementales.

La diversification de l’économie et le renforcement de la valeur ajoutée locale figurent parmi les défis prioritaires pour le développement du pays, comme l’illustre aussi l’engagement de Louvain Coopération auprès des filières agricoles et entrepreneuriales.

À Madagascar, l’entrepreneuriat se développe majoritairement dans le secteur informel, en particulier dans les zones rurales où l’accès à l’emploi formel reste limité. Les femmes jouent un rôle central dans cette dynamique : elles sont largement impliquées dans la production agricole, la transformation alimentaire et le petit commerce, constituant ainsi un pilier de l’économie locale.

Pourtant, les obstacles à leur pleine participation au développement économique demeurent nombreux :

  • Accès restreint au crédit et aux financements structurés ;
  • Opportunités limitées de formation professionnelle ou entrepreneuriale ;
  • Faible pouvoir décisionnel au sein des organisations et filières ;
  • Charge accrue liée aux responsabilités familiales et sociales.

Dans ce contexte, des initiatives comme les Groupes d’Épargne Solidaire (GES), soutenues par Louvain Coopération, apparaissent comme des leviers puissants pour l’autonomisation des femmes. Ces dispositifs permettent :

  • Le renforcement des compétences en gestion et gouvernance associative ;
  • L’accès à des ressources productives et à la microfinance ;
  • La création d’activités génératrices de revenus et la valorisation de la transformation locale.

La structuration des filières, la mutualisation des savoir-faire et la mise en réseau des actrices économiques contribuent à la résilience des communautés et à l’inclusion socio-économique des femmes, tout en offrant des perspectives durables face aux crises (économiques, climatiques ou sociales). Selon l’ONU Femmes, investir dans l’entrepreneuriat féminin est aujourd’hui considéré comme une priorité pour accélérer le développement local et réduire les inégalités de genre à Madagascar.

L’agriculture familiale demeure la principale activité économique pour près de 78 % de la population malgache, mais elle est confrontée à des risques multiples :

  • Aléas climatiques : sécheresses récurrentes dans le Sud, cyclones fréquents, érosion et dégradation accélérée des sols ;
  • Faible accès aux intrants agricoles (semences de qualité, engrais, outils modernes) et au crédit ;
  • Infrastructures insuffisantes : absence ou vétusté des installations de stockage et de transformation, ce qui amplifie les pertes post-récolte ;
  • Rendements agricoles globalement faibles, freinant l’augmentation des revenus ruraux et la constitution de stocks alimentaires.

Cette vulnérabilité structurelle se traduit par une insécurité alimentaire persistante. Selon l’UNICEF, plus de 1,6 million d’enfants présentent un retard de croissance lié à la malnutrition chronique, et le Programme alimentaire mondial estime qu’environ 1,3 million de personnes font face à une insécurité alimentaire aiguë.

Pour relever ces défis, plusieurs leviers sont aujourd’hui prioritaires :

  • Diversification agricole et introduction de cultures résilientes ;
  • Promotion de l’agroécologie pour préserver les ressources naturelles et améliorer la productivité de façon durable ;
  • Renforcement des organisations paysannes, pour favoriser l’accès au marché, l’autonomisation et la négociation collective ;
  • Développement d’infrastructures rurales (stockage, transformation locale), afin de limiter les pertes et d’augmenter la valeur ajoutée.

Louvain Coopération s’engage activement aux côtés des communautés rurales pour accompagner la transition agroécologique, soutenir la structuration des filières locales et renforcer la résilience alimentaire face aux changements climatiques et aux crises récurrentes.

À Madagascar, l’accès à l’éducation de base s’est considérablement élargi au cours des dernières décennies : la quasi-totalité des enfants est aujourd’hui scolarisée dans le primaire.

Pourtant, le système éducatif malgache demeure confronté à de profondes difficultés structurelles :

  • Déperdition rapide après le primaire : de nombreux élèves quittent le système au moment du passage au secondaire, un phénomène encore plus marqué dans les zones rurales, où les distances, le manque de collèges ou de lycées et la pauvreté des familles sont des obstacles majeurs.
  • Manque d’infrastructures et d’équipements : de nombreuses écoles fonctionnent avec des bâtiments précaires, du mobilier insuffisant et des ressources pédagogiques limitées.
  • Pénurie d’enseignants qualifiés : les effectifs sont inégalement répartis sur le territoire, et la qualité de l’enseignement pâtit du manque de formation continue et de soutiens institutionnels.

L’offre de formation technique et professionnelle reste marginale, alors même qu’elle est cruciale pour l’insertion des jeunes sur un marché du travail saturé et pour l’adaptation aux nouveaux besoins économiques et technologiques du pays.

Face à ces enjeux, Louvain Coopération intervient en appui à :

  • L’alphabétisation des adultes, notamment des femmes et des populations rurales ;
  • Le développement de compétences associatives, entrepreneuriales et techniques ;
  • La promotion de modèles éducatifs alternatifs, plus adaptés aux réalités locales et aux besoins spécifiques des communautés.

La transformation durable du système éducatif malgache passe par un investissement accru dans la qualité de l’enseignement, l’accès équitable à la formation et l’innovation pédagogique, conditions essentielles pour renforcer le capital humain et la résilience socio-économique du pays.

Madagascar compte aujourd’hui plus de 28 millions d’habitants, ce qui en fait l’un des pays les plus peuplés de l’océan Indien. Sa pyramide des âges est caractérisée par une prépondérance des jeunes : près de 60 % de la population est âgée de moins de 25 ans. Cette situation découle d’un taux de fécondité encore élevé (autour de 4 enfants par femme) et explique que chaque année, plusieurs centaines de milliers de jeunes arrivent sur le marché du travail.

Près de 78 % de la population est rurale, avec une majorité de ménages vivant de l’agriculture de subsistance, souvent confrontés à la pauvreté, à la précarité foncière et aux aléas climatiques.

L’espérance de vie atteint environ 66 ans, mais cette moyenne masque de fortes disparités : dans les régions rurales et enclavées, l’accès aux soins, à l’éducation et aux services essentiels reste très limité.

Cette dynamique démographique, marquée par une forte croissance naturelle, représente à la fois un potentiel de développement et un défi majeur. Elle accentue la pression sur les ressources naturelles, les infrastructures et l’emploi, et rend nécessaire une politique ambitieuse d’investissement dans l’éducation, la santé et la formation, telles que celles soutenues par Louvain Coopération.

La pêche artisanale constitue un pilier de l’économie et de la sécurité alimentaire pour de nombreuses communautés côtières à Madagascar, notamment dans des régions comme le Menabe. Ce secteur, riche en potentiel, est toutefois confronté à des menaces croissantes :

  • Surexploitation des ressources halieutiques, due à la pression démographique et à des pratiques parfois non durables ;
  • Concurrence accrue des flottes étrangères, souvent mieux équipées et moins régulées, qui fragilise les capacités locales de subsistance;
  • Dégradation rapide des écosystèmes de mangroves, essentiels à la reproduction des poissons, à la protection du littoral et à la résilience climatique.

Pour répondre à ces enjeux, Louvain Coopération privilégie une approche fondée sur la gestion communautaire et inclusive des ressources.

Les principales dynamiques soutenues incluent :

  • Implication directe des pêcheurs et communautés locales dans la prise de décision, la surveillance et la gouvernance environnementale ;
  • Appui aux coopératives de pêche en gestion et en matériel pour améliorer les rendements, la transformation et la vente des poissons et crustacés;
  • Développement d’alternatives économiques : accompagnement à l’apiculture, au maraîchage ou à l’écotourisme, afin de diversifier les revenus et réduire la pression sur les zones de pêche ;
  • Sensibilisation à la législation et aux bonnes pratiques de gestion durable, pour garantir la pérennité des ressources marines.

Ces démarches participatives, qui associent conservation de l’environnement et développement économique local, apparaissent aujourd’hui comme des leviers essentiels pour la résilience des littoraux malgaches et l’avenir des communautés riveraines.

Madagascar est reconnue à l’échelle internationale comme l’un des principaux hotspots mondiaux de la biodiversité (UNESCO).

Plus de 80 % des espèces animales et végétales y sont endémiques, un record planétaire qui s’exprime dans des forêts tropicales, des mangroves, des récifs coralliens et des paysages d’une exceptionnelle variété.

Les principales richesses écologiques du pays incluent :

  • Des forêts primaires et des mangroves vitales pour la préservation des écosystèmes côtiers ;
  • Une faune et une flore uniques : lémuriens, caméléons, palmiers et orchidées rares ;
  • Des récifs coralliens parmi les plus étendus de l’océan Indien, essentiels à la pêche et à la protection des côtes.

À ces atouts naturels s’ajoutent d’importants gisements miniers : nickel, cobalt, saphirs, graphite, bauxite… Autant de ressources stratégiques pour l’économie, mais dont l’exploitation pose des défis majeurs :

  • Enjeux environnementaux : déforestation massive, érosion des sols, disparition rapide des mangroves (près de 25 % en moins de 25 ans selon la FAO),
  • Risques sociaux : pression foncière sur les communautés locales, inégalités d’accès aux bénéfices,
  • Gouvernance perfectible : difficultés à garantir une gestion transparente et durable de ces ressources.

Les politiques de conservation, portées notamment par des partenariats internationaux et des acteurs locaux, cherchent à concilier protection du patrimoine naturel et développement économique au bénéfice des populations.

L’articulation de la conservation avec la valorisation des savoir-faire locaux, l’appui à des filières durables (pêche, agriculture, écotourisme) et la lutte contre la pauvreté est désormais considérée comme un levier essentiel pour préserver la richesse écologique de Madagascar tout en répondant aux besoins fondamentaux des communautés.

Le système de santé à Madagascar est confronté à des difficultés structurelles majeures. Selon l’Organisation mondiale de la santé, les indicateurs de santé publique restent préoccupants :

  • Sous-financement chronique : la part du budget national consacrée à la santé demeure faible, limitant l’équipement des structures, l’approvisionnement en médicaments et la rémunération des personnels.
  • Manque de professionnels qualifiés : la pénurie d’agents de santé formés affecte la qualité des soins, en particulier dans les zones rurales et enclavées.
  • Inégalités d’accès territoriales : de nombreux villages restent éloignés des centres de santé et des hôpitaux, avec des infrastructures routières défaillantes et peu de moyens de transport médicalisé.
  • Indicateurs alarmants de santé infantile : selon l’UNICEF, plus d’un enfant sur dix décède avant l’âge de cinq ans ; la malnutrition chronique touche près de 40 % des enfants, et les maladies infectieuses telles que le paludisme et la tuberculose continuent de représenter une part importante de la mortalité évitable.

Face à ces défis, des approches complémentaires sont essentielles :

  • Développement de la santé communautaire et de la prévention, pour rapprocher les services des populations et promouvoir de meilleurs comportements de santé.
  • Formation d’agents locaux, relais essentiels pour la vaccination, le suivi de la nutrition et la prise en charge des maladies courantes.
  • Mutualisation des soins, pour permettre aux familles d’accéder à des services de base à moindre coût et de renforcer la solidarité locale.

La prévention, la sensibilisation et la lutte contre la stigmatisation des maladies (notamment mentales ou chroniques) s’imposent comme des priorités pour améliorer durablement la santé des populations et renforcer la résilience sanitaire des communautés malgaches.

Le territoire malgache est structuré autour de quelques grands centres urbains qui concentrent l’essentiel des fonctions économiques, administratives et universitaires, tout en s’inscrivant dans un paysage majoritairement rural.

Les principales villes sont :

  • Antananarivo : capitale politique, économique et universitaire, véritable cœur administratif du pays.
  • Toamasina : principal port de Madagascar, pivot du commerce maritime et des échanges internationaux.
  • Mahajanga, Fianarantsoa et Toliara : pôles régionaux dynamiques, chacun jouant un rôle dans le commerce, l’industrie locale ou la structuration des filières agricoles et halieutiques.

Pourtant, plus de 75 % de la population malgache vit en dehors des centres urbains, souvent dans des zones enclavées où les infrastructures (routes, énergie, santé, éducation) restent insuffisantes ou inégalement réparties.

Cette dispersion territoriale accentue les défis d’aménagement du territoire :

  • Accès limité aux services publics,
  • Difficultés logistiques pour le développement économique,
  • Inégalités régionales persistantes.

La concentration urbaine et la ruralité extrême font de la gestion territoriale un enjeu clé pour le développement inclusif de Madagascar.

Malgré une abondance de ressources naturelles, Madagascar fait face à des défis structurels majeurs qui freinent sa trajectoire de développement. Parmi les enjeux les plus critiques figurent :

  • Une pauvreté endémique : En 2022, plus de 77 % de la population vivait avec moins de 1,90 $ PPA/jour (World Bank Poverty Data), ce qui place Madagascar parmi les pays les plus pauvres au monde.
  • L’insécurité alimentaire chronique : Environ 1,3 million de personnes sont confrontées à des niveaux élevés d’insécurité alimentaire aiguë (Programme alimentaire mondial).
  • Une gouvernance fragile : instabilité politique récurrente, capacités d’action de l’État limitées, faible efficacité des politiques publiques.
  • Des infrastructures insuffisantes : accès inégal ou défaillant aux routes, à l’énergie, à la santé et à l’éducation, en particulier dans les zones rurales et enclavées.
  • Les effets du changement climatique : sécheresses, cyclones, érosion du littoral et disparition rapide des écosystèmes côtiers, qui accentuent la vulnérabilité des populations et la pression sur les ressources.

Pour autant, Madagascar dispose de véritables leviers pour transformer ces défis en opportunités :

  • Une jeunesse nombreuse et dynamique, représentant un fort potentiel d’innovation sociale, d’entrepreneuriat et de renforcement du capital humain.
  • Une société civile active, engagée dans la structuration d’organisations paysannes, la protection de l’environnement et la défense des droits fondamentaux.
  • Des filières agricoles et agroécologiques innovantes : diversification des productions, valorisation des savoir-faire locaux, montée en puissance de l’agroécologie et des filières de niche.
  • Un potentiel touristique exceptionnel, fondé sur la biodiversité et la richesse culturelle du pays, encore largement sous-exploité.
  • Des dynamiques locales de structuration paysanne et entrepreneuriale, soutenues par des partenaires comme Louvain Coopération, qui investit dans la formation, l’autonomisation des communautés rurales et la gestion durable des ressources.

La mobilisation de ces atouts – notamment à travers l’investissement dans l’éducation, la formation professionnelle et l’innovation sociale – est aujourd’hui considérée comme essentielle pour permettre à Madagascar de bâtir un modèle de développement plus résilient, inclusif et durable, capable de réduire la pauvreté tout en valorisant son patrimoine naturel et humain.