Pérou

Contenu
Image 4:1
Pérou
Contenu
Texte

Pérou

Contenu
Texte
carte du Pérou
Texte


Région d'Arequipa
et région de Puno

Texte

2

partenaires

Texte

937

personnes impactées en 2024

Contenu
Texte

Louvain coopération au Pérou

Block
Contenu
Texte

En savoir plus

Block
Igor.
18/11/2024
Voilà plus d’un mois que Jean et Igor ont entamé leur… +
Pérou
05/11/2024
Louvain Coopération et ses partenaires accompagnent les… +
jean et igor
03/10/2024
Il y a quelques jours, Jean et Igor, deux bioingénieurs… +
pérou 2023
05/08/2024
Notre Rapport d'Activités 2023 est sorti ! Dans cet… +
Texte

Plus de news +

Texte

Rapport d'activité 2024

Contenu
Texte

FAQ

Block

Les trajectoires agroécologiques associent terrasses (andenes) et gestion fine de l’eau (canaux, infiltration, petits réservoirs), diversité variétale (pomme de terre, quinoa) et agroforesterie en selva (ombrage du café et du cacao, arbres de service). L’objectif est de stabiliser les rendements face aux aléas, de réduire l’érosion, et de valoriser localement la production (tri, séchage, qualité).

L’économie combine agriculture irriguée sur la côte (fruits, légumes, asperges, myrtilles), agriculture andine (pomme de terre, quinoa, céréales, élevages) et agroforesterie en selva (café, cacao).

La pêche industrielle (anchois) dépend des conditions océaniques.

Les mines tiennent un rôle clé (cuivre, or, zinc, argent, étain) avec des chaînes logistiques de grande ampleur.

Les services et le tourisme culturel et naturel complètent l’ensemble, avec de fortes différenciations régionales.

D’anciennes civilisations de la côte et des Andes (Caral, cultures préincas) ont précédé l’empire inca (Tawantinsuyu), dont le réseau routier andin Qhapaq Ñan reliait les hauts plateaux aux vallées. Consolidant des centres comme Cusco et articulant des circuits agricoles fondés sur l’étagement écologique (terrasses, canaux, stockage).

La colonisation a reconfiguré l’espace : recentrage politico-économique sur Lima, orientation des flux vers le littoral pacifique et spécialisation dans l'industrie extractive et portuaire.

Aujourd’hui, ces réseaux historiques se combinent au relief pour expliquer des contrastes durables de densité, d’accès aux services et de spécialisation régionale.

À l’ouest, de nombreuses rivières côtières courtes et saisonnières se jettent dans le Pacifique, soutenant l’irrigation dans les vallées isolées.

À l’est, les grands fleuves amazoniens (Marañón, Ucayali, Madre de Dios) articulent les circulations et l’approvisionnement en biens et services.

Sur l’Altiplano, le lac Titicaca (partagé avec la Bolivie) structure des systèmes agro-pastoraux d’altitude et une navigation locale. Cette diversité explique des logistiques contrastées : routes transandines, ports fluviaux, et, sur la côte, des ouvrages d’irrigation et de contrôle des crues.

Le courant marin de Humboldt, froid et riche en nutriments grâce aux remontées d’eaux profondes (upwelling), explique le paradoxe d’une côte désertique mais d’une mer très productive (notamment l’anchoveta, base des farines et huiles de poisson).

Les épisodes El Niño–La Niña sont des variations océano-atmosphériques récurrentes mais irrégulières (environ tous les 2 à 7 ans). En phase El Niño (phase « chaude »), l’affaiblissement des alizés réduit l’upwelling : les eaux de surface se réchauffent le long du littoral, la productivité halieutique baisse et des pluies intenses, voire des inondations, touchent surtout la côte nord.

En phase La Niña (phase « froide »), les alizés se renforcent, l’upwelling augmente, les eaux se refroidissent et la mer devient en général plus productive, tandis que les conditions côtières tendent à être plus sèches (avec des effets inverses possible en sierra et en Amazonie).

Ces cycles obligent les autorités et les filières à adapter leur planification. Concrètement, on renforce la protection et le drainage des vallées côtières, on entretient digues et ponts en amont des crues, et l’on ajuste la pêche (calendriers, quotas, fermetures temporaires) pour préserver à la fois les stocks halieutiques et les emplois sur le littoral.

Dans les hautes terres, lamas et alpagas fournissent fibres, fumure et, plus localement, viande. Leur adaptation au froid, aux pentes et à la raréfaction de l’oxygène en fait des piliers des systèmes pastoraux. La vigogne, espèce sauvage protégée, produit une fibre très fine, avec des schémas de tonte encadrée. La qualité des fibres, les coopératives artisanales et la traçabilité soutiennent des revenus ancrés localement, articulés à des marchés régionaux et internationaux.

Du désert côtier aux forêts amazoniennes, en passant par les Andes, le Pérou abrite une mosaïque d’écosystèmes et un fort taux d’endémisme.

On y rencontre le condor des Andes, l’ours à lunettes, la vigogne, le puma, le jaguar, la loutre géante, des dauphins de rivière, une grande diversité d’oiseaux (aras, colibris) et d’orchidées, ainsi que des forêts de Polylepis en altitude.

Le réseau d’aires protégées couvre des milieux variés. Le Parc national de Manu (Amazonie andine) concentre une biodiversité exceptionnelle et des gradients écologiques rapides. Le Parc national de Huascarán protège la Cordillera Blanca, ses glaciers, lacs d’altitude et forêts de haute montagne. La Réserve nationale Pacaya-Samiria, au cœur de la plaine amazonienne, sauvegarde de vastes zones inondables (varzea) cruciales pour la faune aquatique et les pêcheries artisanales. D’autres sites majeurs complètent cet ensemble (Tambopata, Cordillera Azul, Paracas).

Les enjeux de conservation portent sur la déforestation et la fragmentation des habitats, l’extraction illégale (y compris minière en Amazonie), la surpêche locale, la pollution et les effets du changement climatique (recul glaciaire, modifications hydrologiques). Les réponses associent l’extension et la gestion efficace des aires protégées, la reconnaissance des droits et des savoirs des communautés locales et autochtones, la restauration d’habitats sensibles (forêts riveraines, Polylepis), la gestion durable des pêcheries et un suivi scientifique renforcé pour guider les décisions.

Les mines sont un pilier de l’économie péruvienne (cuivre, or, zinc, argent, étain).

Elles animent des corridors logistiques et des bassins d’emploi, tout en posant des défis récurrents : usages de l’eau en zones sèches, intégration territoriale des sites, prévention des impacts environnementaux, relations avec les communautés et stabilité des cadres de concertation. La contribution au développement local dépend de l’aval (services industriels, achats locaux, formation) et de la prévisibilité des règles.

Le Pérou rassemble autour de 34 millions d’habitants.

La population est majoritairement urbaine : près de trois quarts des Péruviens vivent en ville, avec une forte concentration dans l’aire métropolitaine de Lima (plus de dix millions d’habitants) et un réseau de villes régionales dynamiques (Arequipa, Trujillo, Piura, Chiclayo, Cusco, Iquitos).

La structure démographique reste relativement jeune (âge médian autour de la trentaine), dans un contexte de transition démographique : la fécondité a baissé en une génération, l’espérance de vie a progressé sur le long terme.

Ces tendances se lisent à travers des mobilités internes soutenues (exode rural des hautes terres et de la selva vers la côte et Lima), un poids important de l’économie informelle dans l’emploi urbain, et des disparités territoriales d’accès aux services (eau, assainissement, santé, éducation) plus marquées en sierra et en selva qu’en zone côtière.

Les politiques publiques ciblent dès lors l’amélioration des services de base, la réduction des inégalités et la résilience des villes face aux aléas climatiques.

L’espagnol est la langue commune, aux côtés de langues autochtones reconnues comme le quechua et l’aymara (Altiplano), ainsi que des langues amazoniennes (Shipibo-Konibo, Asháninka, Awajún, etc.).

Cette pluralité s’exprime dans les ferias (marchés), les textiles (tissages andins), la musique et les danses régionales, ainsi que dans des systèmes de savoirs agraires (terrasses, canaux, sélection variétale de la pomme de terre) qui participent d’une mémoire longue des territoires.

Le Pérou est un pays d’Amérique du Sud, qui borde l’océan Pacifique, sa capitale est Lima.

Son territoire s’organise en trois grands ensembles complémentaires : la costa (littoral désertique structuré par des vallées irriguées), la sierra andine (hauts plateaux — puna —, vallées interandines et villes d’altitude) et la selva amazonienne (forêts et réseaux fluviaux).

Ce triptyque façonne la répartition de la population et des activités : densités urbaines et industrie sur la côte, systèmes agropastoraux et villes historiques dans les Andes, logistique par voies d’eau et agroforesterie en Amazonie. Il se traduit aussi par des politiques publiques différenciées en matière d’eau, de transport et d’accès aux services.

  • Costa : agriculture irriguée, grands pôles urbains et portuaires.
  • Sierra : étagement écologique, terrasses (andenes), mobilités transandines.
  • Selva : villes fluviales (Iquitos, Pucallpa), corridors forestiers et logistique par fleuves.

Des vallées côtières irriguées aux terrasses andines, des cordillères enneigées (Blanca, Vilcabamba) à l’Altiplano du Titicaca, jusqu’aux forêts amazoniennes (Madre de Dios, Loreto), les paysages reflètent une pluralité d’écosystèmes et de pratiques. Les centres historiques (Cusco, Arequipa), les itinéraires andins (Qhapaq Ñan) et les villes fluviales de selva composent une carte où relief, eau et histoire s’entrecroisent.

Sur la costa, l’eau est rare et dépendante des apports andins ; en sierra, l’érosion des versants et le recul de certains glaciers affectent l’hydrologie ; en selva, les fronts de déforestation et les activités extractives mal encadrées fragilisent les écosystèmes.

Les réponses combinent aménagements de versant, gestion raisonnée de l’eau, surveillance des changements d’usage des terres et valorisation d’activités compatibles avec la conservation.

Situé sur la zone de subduction entre les plaques de Nazca et d’Amérique du Sud, le Pérou est l’un des pays les plus sismiques du monde.

Les séismes de subduction peuvent générer des tsunamis sur le littoral pacifique et affecter les vallées côtières. Plus au sud, l’arc volcanique andin aligne plusieurs édifices actifs (par exemple Sabancaya, Ubinas, Misti) susceptibles d’émettre des cendres, des coulées pyroclastiques ou des lahars.

Sur la côte nord et centre, les épisodes El Niño–La Niña modulent les pluies : El Niño accroît le risque d’inondations, de crues soudaines et de coulées de débris (huaicos) dans des bassins habituellement secs, tandis que La Niña tend à renforcer la sécheresse côtière. En haute montagne, le recul glaciaire peut déstabiliser des lacs morainiques et entraîner des vidanges brutales.

La préparation s’appuie sur un ensemble d’outils complémentaires : codes et normes parasismiques pour la construction, microzonage urbain, systèmes d’alerte précoce sismique, tsunami, inondation et volcan, entretien des ouvrages hydrauliques (digues, ponts, canaux), plans d’évacuation et exercices publics réguliers, ainsi que la gestion de l’occupation du sol pour éviter l’urbanisation des lits majeurs et des versants instables.