RDC : Ni trop, ni trop peu d’eau dans les champs

RDC : Ni trop, ni trop peu d’eau dans les champs

RDC : Ni trop, ni trop peu d’eau dans les champs

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Charlotte Maistriau est étudiante en bioingénieur à l’UCLouvain et participe au cours IngénieuxSud. Elle travaille sur un projet avec trois autres étudiants de l’UCLouvain : Simon De Muynck, Henry Verdoodt et Joséphine Piette, respectivement étudiant en bioingénieur, en ingénieur civil et en géographie. Leur projet porte sur la mise en place d’un système d’irrigation pour les champs en RDC.

LC : Peux-tu expliquer votre projet ?

CM : Nous travaillons avec quatre étudiants congolais sur la mise en place d’un système d’irrigation pour les cultures à Mbanza Ngungu (petite ville à 150km de Kinshasa) en RDC. Le problème n’est pas le manque d’eau mais plutôt le fait que les terres soient inondées durant la saison des pluies et sèches le reste du temps. L’objectif de notre système d’irrigation est d’essayer d’avoir un apport d’eau constant pour les habitants et pour leurs cultures.

LC : Pour quand est prévu votre départ et combien de temps restez-vous sur place ?

CM : Il y a eu des modifications avec les nouvelles restrictions. Nous ne serons finalement que trois à partir. J’ai un examen donc je partirai le 26 août et les deux autres de mon groupe partent le 11 août. La fin du projet est prévue pour le 11 septembre.

LC : Quelles sont vos appréhensions ?

CM : C’était très compliqué d’avoir des informations et des contacts avec les étudiants locaux. On a eu peu d’informations sur l’environnement du projet, sur ce qui doit être ou ce qui est déjà mis en place. On a essayé d’envisager, en amont, plusieurs façons de mener à bien le projet. Une fois qu’on sera là-bas, ce sera plus facile ! On appréhende aussi un peu la situation politique instable en RDC et le manque de sécurité.

LC : Quelles difficultés avez-vous rencontrées durant ce projet ?

CM : On a surtout rencontré des problèmes de communication. On comprend que les étudiants congolais n’aient pas toujours de connexion internet. Ils ne sont donc pas toujours disponibles rapidement pour nous donner des informations supplémentaires concernant le terrain. A titre d’exemple, nous avions besoin assez rapidement de connaitre la dimension des champs à irriguer, mais le manque de connexion fait que nous n’avons pas réussi à les joindre facilement. Cette difficulté de contacts et d’informations est tout à fait compréhensible. Le projet demande aussi beaucoup de temps pendant l’année, il a fallu le gérer en plus de nos cours et de nos activités. C’était vraiment chouette même si c’est très chronophage !

LC : Comment avez-vous préparé ce voyage ?

CM : On a introduit beaucoup de demandes pour avoir une bourse. On a aussi organisé une vente de chaussettes « Pom de Pin » et une vente de bières. On a aussi essayé de faire du sponsoring mais ce n’était pas concluant.

LC : Qu’attendez-vous de cette expérience ?

CM : On avait beaucoup d’attentes et la plupart d’entre-elles ont déjà été satisfaites pendant l’année. C’est chouette de pouvoir réaliser un projet pendant un an. On a trop hâte de partir sur le terrain ! On espère sympathiser avec les autres étudiants et partager un maximum avec eux. Ce projet va nous permettre de mettre nos cours en pratique. J’ai vraiment hâte de partir même si j’ai peur de ce qui pourrait arriver avant notre départ mais on est super motivé !

LC : Qu’as-tu pensé du cours IngénieuxSud ?

CM : J’ai globalement bien aimé le cours et les activités organisées. Personnellement, je pense que les activités devraient être obligatoires pour que tout le monde y participe. C’était vraiment des cours intéressants !

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