« Sommet du peuple », la CCF s’interroge!

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« Sommet du peuple », la CCF s’interroge!

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La Coalition Contre la Faim fait part de ses craintes face à la préparation du futur Sommet des Nations Unies-UNFSS- en faveur d’une transformation des systèmes alimentaires. Loin de remettre en question son utilité, elle pointe néanmoins du doigt une crainte face à un manque de transparence et de cohérence dans la préparation de ce sommet.

Tout comme une quinzaine d’ONG belges, Louvain Coopération fait partie de la Coalition Contre la Faim (CCF).

Depuis sa création, en 2002, la CCF se mobilise pour une alimentation adéquate pour toutes et tous. Actuellement, les systèmes alimentaires sont confrontés à une série de problèmes majeurs, dont l’augmentation de la faim, l’explosion de la malnutrition ou encore des conditions vie précaires dans les métiers de l’agroalimentaire. C'est pourquoi, un Sommet des Nations Unies sur les systèmes alimentaires sera organisé cette année. L’objectif y est ainsi de réunir l’ensemble des acteurs (Etats, entités des Nations Unies, la société civile et les entreprises) afin de mettre au point des idées sur la manière de transformer les systèmes alimentaires mondiaux.

A priori, c’est une excellente nouvelle sauf que la Coalition Contre la Faim s’interroge sur la préparation de ce sommet baptisé par ailleurs « Sommet des peuples ». Dans un rapport publié le 3 juin, elle évoque ce qui dérange.

Parmi les questions qui inquiètent, il y a la liste des participants – dont la nomination en tant qu’envoyée spéciale pour le sommet d’Agnes Kalibata. En tant que présidente de l’Alliance pour une révolution verte en Afrique (AGRA), nommer cette dernière a suscité « l’incompréhension », car « alliée inconditionnelle de l’agriculture conventionnelle et des recettes de la révolution verte (…)».

Un autre point souligné
est le manque de transparence.

Selon la CCF, « la structure actuelle du sommet échoue à éviter les conflits d’intérêts, à assurer la transparence, la redevabilité des acteurs et la prise en compte effective des voix des acteurs les plus fragiles. La structure de gouvernance du sommet est donc déficiente et la dénomination de “sommet des peuples” est à ce stade largement trompeuse ».

Le renforcement de la présence des entreprises agroindustrielles, le modèle de gouvernance qui ôte aux Etats leurs responsabilités de gérer l’intérêt général et de réaliser les droits humains font en outre partie des inquiétudes soulignées dans le rapport. De même que la prise en compte des groupes les plus vulnérables et directement concernés par les conséquences du système alimentaire mondial actuel dans la rédaction des règles visant à le transformer.

Ainsi la Coalition contre la Faim demande que le Sommet change radicalement de Cap en adoptant notamment une approche fondée sur les droits humains et plaçant au centre la transformation agroécologique des systèmes alimentaires. Sans quoi, elle se refuse à jouer un rôle formel au sein de ce sommet.

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