Jeanne au Cambodge

Jeanne

Jeanne au Cambodge

Résaux sociaux
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Pour son master en Population et Développement, Jeanne est partie réaliser un stage sur la santé mentale au Cambodge. Elle nous raconte ses premières expériences.

Grâce à mon stage au sein de LC à Phnom Penh, j’ai eu la chance de revoir cette ville très ensoleillée et pleine de vie. Le Cambodge, je le connais déjà. C’est le pays de mes parents, tous les deux Cambodgiens. Néanmoins, cela faisait quelques années que je n’y avais plus mis les pieds. Et ce fut le choc quand j’ai vu Phnom Penh assailli de gratte-ciels. C’est si impressionnant de voir que la capitale s’est tant développée.

Plus concrètement, grâce au stage, j’ai eu l’opportunité de descendre sur le terrain aux côtés des différents partenaires du projet Santé de Louvain Coopération dans les provinces de Kampong Cham et Tboung Khmum. Ces zones sont très rurales, ce qui change beaucoup de Phnom Penh. C’est plus calme, le soleil tape plus fort là-bas. Les journées y sont plus longues. Souvent, on y reste 2-3 jours, le temps de rencontrer les médecins et les travailleurs sociaux des communautés locales.

Ce qui est également étonnant ici, c’est l’image que se fait la population de la santé mentale. On me demande constamment pourquoi j’ai choisi de consacrer mon stage et mon mémoire à la santé mentale au Cambodge. En effet, ici, il existe une sorte de stigmatisation de la maladie mentale. Les gens ont l’habitude de taire le sujet. Par ailleurs, aux yeux de certains, c’est un domaine jugé non nécessaire car très vite, les gens associent la santé mentale à la folie. De plus, quand on traduit « psychologue » en khmer (la langue officielle du pays), ça veut littéralement dire « médecin pour les fous ».  C’est pourquoi on me demande souvent pourquoi ce domaine et pas un autre.

Mais à mes yeux, ce stage fait justement sens. Étant donné le passé violent et traumatisant du pays, la santé mentale a d’autant plus son importance dans les discussions, politiques ou non.

Toutefois, les mentalités sont doucement en train de changer, grâce aux sensibilisations de plus en plus nombreuses. Les malades osent davantage aller consulter.

J’ai hâte de voir l’évolution du sujet de la santé mentale, là-bas, d’ici quelques années.

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